J'ai un air de déjà vu dans le ventre.
Ça sent la citrouille et le temps frais, les feuilles mortes et les sucettes.
Petite je pouvais passer des semaines à penser Halloween. Ma douce maman qui nous confectionnait les plus merveilleuses identités d'un jour. Au fil des ans je me suis permise de devenir une sirène, une sorcière catégorie Bette Midler ou encore une 20's qui dans le charleston.
Moi qui est encore nerveuse aujourd'hui de me promener dans les rues le soir, tard, ce soir là je courais partout, traversait au milieu de la rue, montais des marches sans les compter (Oh cher cardio disparu) et mangeais ensuite pour au moins 59,99$ de bonbons juste avant d'aller au lit !
Vers 13 ans ça s'est arrêté, je me suis mise à être une 'giveuse' comme on le dit chez nous. Celle qui give les candies, oui. Et en regardant mon bébé géant qui brille dans le noir avec son costume de squelette (merci marraine et son amoureux) je me rends compte qu'à partir de l'année prochaine, l'autre après au plus loin, je retourne me grelotter dehors. Avec mon Mini un peu pour pouvoir lui voler des bonbons (j'avoues) beaucoup pour recommencer à me déguiser!
lundi 31 octobre 2011
vendredi 28 octobre 2011
Sous zéro
Il y a le double denim, je suis sortie en triple purple aujourd'hui.
Avec mes bottillons qui font du bruit j'ai sentie l'automne se la jouer hiver. Mon long foulard qui prenait dans le vent et les cheveux qui collaient sur mon gloss.
La plaza à des airs de rien-du-tout le vendredi matin et les robes de mariées semblent de plus en plus empoussiérées. Les écouteurs dans les oreilles, c'est dans les yeux des autres que je vois que je chante à voix haute.
Nous écrivons en lettre attachées une liste d'épicerie.
2 sacs de moules et un sachet de curcuma plus tard nous préparerons une Paella pour aller avec un petit vin sud-africains même si ça ne va pas ensemble au fond...
Je mange de la Pumpkin Pie avec une bière rousse. C'est aussi ça vendredi.
Avec mes bottillons qui font du bruit j'ai sentie l'automne se la jouer hiver. Mon long foulard qui prenait dans le vent et les cheveux qui collaient sur mon gloss.
La plaza à des airs de rien-du-tout le vendredi matin et les robes de mariées semblent de plus en plus empoussiérées. Les écouteurs dans les oreilles, c'est dans les yeux des autres que je vois que je chante à voix haute.
Nous écrivons en lettre attachées une liste d'épicerie.
2 sacs de moules et un sachet de curcuma plus tard nous préparerons une Paella pour aller avec un petit vin sud-africains même si ça ne va pas ensemble au fond...
Je mange de la Pumpkin Pie avec une bière rousse. C'est aussi ça vendredi.
Mais mon nez il est pareil.
Je te vois bien me regarder, avec mes seins qui tombent un peu, mon ventre plus tout à fait plat, mes yeux plus cernés le matin, mes hanches plus large.
Je te vois bien me regarder avec ma peau plus aussi parfaite, mes cheveux grichou, mes cuisses qui rechignent à rentrer dans mes anciens pantalons.
Je te vois bien me regarder comme si j'étais la 8e merveille du monde.
Merci.
Mon corps, LE corps, parlons-en. Déjà, à devoir subir l'adolescence, les seins qui ne 'poussent' pas toujours à la même vitesse, les boutons (MERDE), les -putain de- règles, les cheveux toujours gras...
Puis magie, c'est l'âge adulte, loin d'être toujours bien, évidemment, au moins ça se calme. On change mais moins rapidement, on se connaît et surtout on se reconnaît le matin devant le miroir.
Un moment, pas toujours, je sais bien, on rencontre quelqu'un, puis on tombe amoureux... Ou on ne se protège pas... Puis on enfle, mignonnement, localement (dans mon cas) ou généralement. On devient la baleine la plus précieuse dans les yeux des gens qui nous aime. On se fait caresser, on se fait dire qu'on resplendit, on a le plus GROS décolleté de l'Univers.
Et après, après la venue de cette petite chose (qui ne reste jamais si petite assez longtemps), suite à la fermeture des vannes(de lait), après.....
Après je te vois bien me regarder avec mes seins qui tombent un peu, mon ventre plus tout à fait plat....
Je me sens belle, plus qu'avant dans tes yeux...et souvent autant dans un miroir. Souvent.
Je te vois bien me regarder avec ma peau plus aussi parfaite, mes cheveux grichou, mes cuisses qui rechignent à rentrer dans mes anciens pantalons.
Je te vois bien me regarder comme si j'étais la 8e merveille du monde.
Merci.
Mon corps, LE corps, parlons-en. Déjà, à devoir subir l'adolescence, les seins qui ne 'poussent' pas toujours à la même vitesse, les boutons (MERDE), les -putain de- règles, les cheveux toujours gras...
Puis magie, c'est l'âge adulte, loin d'être toujours bien, évidemment, au moins ça se calme. On change mais moins rapidement, on se connaît et surtout on se reconnaît le matin devant le miroir.
Un moment, pas toujours, je sais bien, on rencontre quelqu'un, puis on tombe amoureux... Ou on ne se protège pas... Puis on enfle, mignonnement, localement (dans mon cas) ou généralement. On devient la baleine la plus précieuse dans les yeux des gens qui nous aime. On se fait caresser, on se fait dire qu'on resplendit, on a le plus GROS décolleté de l'Univers.
Et après, après la venue de cette petite chose (qui ne reste jamais si petite assez longtemps), suite à la fermeture des vannes(de lait), après.....
Après je te vois bien me regarder avec mes seins qui tombent un peu, mon ventre plus tout à fait plat....
Je me sens belle, plus qu'avant dans tes yeux...et souvent autant dans un miroir. Souvent.
mercredi 26 octobre 2011
Partager les mêmes parents
J'ai coupé les carottes en petit-petit-petit morceaux.
Je ne mets pas d'orge dans ma soupe boeuf et orge. Pendant que ça bouillonne tranquillement, je me bourre de bonbons surettes en forme d'étoile.
Ce soir je reçois à la soupe mon petit frère géant. Non pas qu'il soit très grand.. 22 ans, 5p8, 115 lbs tout mouillé. Mais mon frérot c'est ma force de la nature. Je suis la reine-chochotte quand je me compare.
Mon mini-frère, celui d'il y a 8, 10 ou 15 ans. Celui qui ressemblais plus à une tornade qu'à un petit homme, celui qui avait un monde, dans sa tête, où s'évader, un monde bien plus joli, un monde ou ses 'copains' d'école ne lui rentrait pas le visage dans des murs de briques.
Mon mini-frère, qui s’évertuait à souffler sur le nuage noir qui refusait de suivre le vent vers d'autre horizons, qui s'enchaînait au dessus de sa tête.
Mon frère qui est aujourd'hui un jeune homme magnifique, qui est passé à travers tous les nuages noirs, les si-mauvais-copains et la tumeur qui avait décidée de se loger entre sa boîte crânienne et son cerveau il n'y a que 2 saisons de cela.
Mon petit frère géant, le parrain (ni italien et pas d'accent) de mon Mini.
Mon petit frère géant qui mouille mes yeux quand je pense trop fort à lui, parce qu'il m'émeut. Moi je m'émeus devant tant de vie et si peu de malice.
Un grand bol de soupe et oui, tu peux finir mon sac de chips.
Je ne mets pas d'orge dans ma soupe boeuf et orge. Pendant que ça bouillonne tranquillement, je me bourre de bonbons surettes en forme d'étoile.
Ce soir je reçois à la soupe mon petit frère géant. Non pas qu'il soit très grand.. 22 ans, 5p8, 115 lbs tout mouillé. Mais mon frérot c'est ma force de la nature. Je suis la reine-chochotte quand je me compare.
Mon mini-frère, celui d'il y a 8, 10 ou 15 ans. Celui qui ressemblais plus à une tornade qu'à un petit homme, celui qui avait un monde, dans sa tête, où s'évader, un monde bien plus joli, un monde ou ses 'copains' d'école ne lui rentrait pas le visage dans des murs de briques.
Mon mini-frère, qui s’évertuait à souffler sur le nuage noir qui refusait de suivre le vent vers d'autre horizons, qui s'enchaînait au dessus de sa tête.
Mon frère qui est aujourd'hui un jeune homme magnifique, qui est passé à travers tous les nuages noirs, les si-mauvais-copains et la tumeur qui avait décidée de se loger entre sa boîte crânienne et son cerveau il n'y a que 2 saisons de cela.
Mon petit frère géant, le parrain (ni italien et pas d'accent) de mon Mini.
Mon petit frère géant qui mouille mes yeux quand je pense trop fort à lui, parce qu'il m'émeut. Moi je m'émeus devant tant de vie et si peu de malice.
Un grand bol de soupe et oui, tu peux finir mon sac de chips.
mardi 25 octobre 2011
À ne pas transmettre.
Enfant je voyais dans mes rêves toutes sorte de choses atroces. J'aurais voulu des images de petit prince ou de cheval-blanc-avec-des-ailes.
J'étais une petite Peur-Panique, pleine de séquelles de nuit.
Comme de petites cicatrices, qu'on oublie le plus souvent jusqu'à ne plus les sentir que par hasard, elles sont là, encore un peu. Même dans mon corps d'adulte, mon corps de maman, j'en garde la trace.
Je n'arrive plus à savoir d'où venait ses mauvais songes, parce qu'enfant (et toujours depuis), j'étais aimé, cajoler, caresser, on me contait de jolies histoires avant d'aller au lit.
Des fois j'ai peur un peu, des fois j'ai peur beaucoup, des fois j'ai peur un peu mais des fois je n'ai pas peur du tout... comme la chanson.
Et toi petit homme, je souhaite que tu ne sois jamais hanté, que comme ton papa le sommeil t'attrape et te berce doucement. Et puis quand je n'y arrive pas, moi, à me donner à Morphée et bien je me fais des rêves éveillés de tes ouh-ouh-ouh, de tes yeux bleu-vert, de tes mimiques à-la-ton-père... de Toi.
J'étais une petite Peur-Panique, pleine de séquelles de nuit.
Comme de petites cicatrices, qu'on oublie le plus souvent jusqu'à ne plus les sentir que par hasard, elles sont là, encore un peu. Même dans mon corps d'adulte, mon corps de maman, j'en garde la trace.
Je n'arrive plus à savoir d'où venait ses mauvais songes, parce qu'enfant (et toujours depuis), j'étais aimé, cajoler, caresser, on me contait de jolies histoires avant d'aller au lit.
Des fois j'ai peur un peu, des fois j'ai peur beaucoup, des fois j'ai peur un peu mais des fois je n'ai pas peur du tout... comme la chanson.
Et toi petit homme, je souhaite que tu ne sois jamais hanté, que comme ton papa le sommeil t'attrape et te berce doucement. Et puis quand je n'y arrive pas, moi, à me donner à Morphée et bien je me fais des rêves éveillés de tes ouh-ouh-ouh, de tes yeux bleu-vert, de tes mimiques à-la-ton-père... de Toi.
C'est un peu tôt pour la dinde
Tu pleures de rire, de soulagement, de peur, mais je ne te vois jamais triste.
Croissant et Latte. J'ai la mauvaise habitude de 'm'asseoir sur mes pieds' depuis toute petite. Écouter la télé en p'tit bonhomme ou comme toi, un coussin remonté jusque sous le nez.
J'ai des envies de marron chaud. Novembre n'est pas encore arrivé que je rêves déjà aux premières neiges. Je sais, je sais, le 4 janvier j'en peux déjà plus. Mais de novembre à la fin des fêtes je me plais dans l'odeur des sablés qui cuisent, des mijotés, du son des vieux classiques jazz que mes parents écoutent toujours quand Noël se pointe.
Le 1er novembre, c'est razzia de sucreries à rabais et mélodies de Noël, mais que dans ma tête.
Croissant et Latte. Tu lis le cahier Affaires, tu ressembles à un Monsieur ou presque.
Croissant et Latte. J'ai la mauvaise habitude de 'm'asseoir sur mes pieds' depuis toute petite. Écouter la télé en p'tit bonhomme ou comme toi, un coussin remonté jusque sous le nez.
J'ai des envies de marron chaud. Novembre n'est pas encore arrivé que je rêves déjà aux premières neiges. Je sais, je sais, le 4 janvier j'en peux déjà plus. Mais de novembre à la fin des fêtes je me plais dans l'odeur des sablés qui cuisent, des mijotés, du son des vieux classiques jazz que mes parents écoutent toujours quand Noël se pointe.
Le 1er novembre, c'est razzia de sucreries à rabais et mélodies de Noël, mais que dans ma tête.
Croissant et Latte. Tu lis le cahier Affaires, tu ressembles à un Monsieur ou presque.
lundi 24 octobre 2011
Vivre dans la nuit (comme la mauvaise chanson)
Je ne suis pas une artiste et je ne suis pas zen non plus.
J'ai la tête à l'envers même si le coeur est bien en place. Les milliers de petites filles en moi me crient d'aller sauter dans les feuilles alors que je tourne en rond dans mes cent pas déjà tracés sur le sol.
La peur ne m'empêche jamais d'avancer, mais elle me donne la chienne, elle fait bien son boulot quand même. Je fais mes trucs, j'ouvre les portes, les fenêtres, je peux même casser les murs s'il le faut. Durant le jour je suis invincible.
C'est la nuit, quand ton visage endormit ne peux plus me faire rire, que comme tant d'autre, les pensées (que les mauvaises DAH) se mettent à tourbillonner dans ma tête. Pour des riens, des moins-que-rien, des miettes de coup de vent. Mais la peur continue à bien faire son boulot. Elle me fout la chienne et m'empêche de fermer l'oeil.
Puis un jour ça va. Juste ton respire me rassure, je peux ouvrir les portes, les fenêtres et les murs même dans le noir. Et ce jour là....
Ce jour là c'est notre petit homme qui sans doute trop conscient de mon sommeil profond décide qu'entre minuit et 5h du mat' c'est parfait pour jouer/jaser/crier/manger/être le plus beau/avoir de l'attention/danser/NE PAS DORMIR.
Alors aujourd'hui je ne suis pas invincible, aujourd'hui, je dors.
J'ai la tête à l'envers même si le coeur est bien en place. Les milliers de petites filles en moi me crient d'aller sauter dans les feuilles alors que je tourne en rond dans mes cent pas déjà tracés sur le sol.
La peur ne m'empêche jamais d'avancer, mais elle me donne la chienne, elle fait bien son boulot quand même. Je fais mes trucs, j'ouvre les portes, les fenêtres, je peux même casser les murs s'il le faut. Durant le jour je suis invincible.
C'est la nuit, quand ton visage endormit ne peux plus me faire rire, que comme tant d'autre, les pensées (que les mauvaises DAH) se mettent à tourbillonner dans ma tête. Pour des riens, des moins-que-rien, des miettes de coup de vent. Mais la peur continue à bien faire son boulot. Elle me fout la chienne et m'empêche de fermer l'oeil.
Puis un jour ça va. Juste ton respire me rassure, je peux ouvrir les portes, les fenêtres et les murs même dans le noir. Et ce jour là....
Ce jour là c'est notre petit homme qui sans doute trop conscient de mon sommeil profond décide qu'entre minuit et 5h du mat' c'est parfait pour jouer/jaser/crier/manger/être le plus beau/avoir de l'attention/danser/NE PAS DORMIR.
Alors aujourd'hui je ne suis pas invincible, aujourd'hui, je dors.
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