vendredi 28 décembre 2012

Je m'en amuse

Je fais des anges de neige
Habillé comme si je jouais dans la ouate

Le ciel et la glace on la même couleur
Je m'en amuse

J'ai le coeur en guerre des tuques
Les souvenirs campagnards
Le Val St-Côme de mon enfance
J'aime Montréal quand elle est blanche

Ma rue immense est toute petite
Bordée par des forts gelés
Comme pour faire des jeux de tranchées
Pairs contre impairs qui va gagner

Et toi mon Québec survivant
Dis-moi donc comment tu le prends
Du type joyeux ou mécontent
Tu joues dehors, tu restes en d'dans

Moi aujourd'hui je vais enfin
Marcher sur la lune
Monter le mont Everest 
Faire des tunels
VIVRE

vendredi 14 décembre 2012

J'ai le corps en papier bulle

J'ai le corps en papier bulle
Ça sert à protéger mon dedans
Pour garder mon coeur en place
En un seul morceau

J'ai le corps en papier bulle
Pour me protéger du dehors
J'ai encore mal des gens
Les méchants, les venimeux

J'ai le corps en papier bulle
J'éclate sous tes doigts
Je te laisse jouer avec moi
En consentante amoureuse
J'ai le corps en papier bulle
Une vallée de jeu
D'où provient ton petit corps
Je m'en étonne encore
J'ai le corps en papier bulle
Transformable et transformé
Pleine de failles
Mais surtout forte 

mercredi 5 décembre 2012

Des flocons sur les murs de mon salon

Je fais tomber des flocons sur les murs de mon salon
Toutes les couleurs de lumière
Un verre qui pétille
Même une choral miniature sous le sapin
 
J'assume mes élans de Noël car ils sont sincères. Je suis fana, je me drogue à l'odeur du pain d'épices qui cuit et au chocolat chaud et crémeux.
 
J'attends ciné-cadeaux comme certains crinqués attendent le boxing-day.  Je rêve à Charlie Brown et à la guerre des tuques.

Le chocolat (de qualité) de mon (expensive) calendrier de l'Avent me rend aussi heureuse que ceux de mes 5-6-7-8 (etc) ans.

L'ange qui trône sur le sapin. 
 
Et surtout, surtout, l'émerveillement de mon enfant et les mots de mon Homme : ''J'aime mieux Noël avec toi''
 
Pensez ce que vous voulez, je suis la plus heureuse des amatrices de décembre.

mardi 27 novembre 2012

Bien mieux

Le jour où je suis morte
Doucement
Comme les plumes d'une bataille d'oreillers

Le jour où je suis morte
À répétition
Comme les ricochets d'un galet sur l'eau

Le jour où je suis morte
En silence
Comme une pensée qui s'éssouffle

Le jour où je suis morte
De toi
Pour mieux m'ouvrir à l'autre

Le jour où je suis morte
Je suis née ailleurs
Bien mieux

vendredi 23 novembre 2012

Ça donne envie de sacrer de bonheur

Je vous vois en reflet dans les boules du sapin
Je vous vois comme un rêve
Un peu fou, un peu floue

Je m'éveille encore souvent incertaine de ma propre vie
Comme si tout était parfois trop beau pour exister le jour


Mais une petite voix qui m'appelle par mon nouveau nom
Ton corps invariablement à ma gauche
Tourné vers moi
Vous m'appelez, me réalisez

Je suis clichée, je me pince
Je termine un verre de blanc
Tu lis par-dessus mon épaule
J'entends mon petit nom : Maman

Ça donne envie de sacrer de bonheur

lundi 19 novembre 2012

Guillaume

Il y a une boîte en bois
pleine de souvenirs dépareillés
j'aurais tellement voulu y garder ta voix, tes yeux bleus
je ne dois pas trop y penser

Mon grand-papa est mort il y a un an aujourd'hui. Je fais encore, toujours les choses en l'ayant en tête. Pas celui des derniers moments, celui d'avant, celui avec qui je parlais des heures. 
Il me manque.
C'est tout.
Sa photo sur mon frigo à qui je donne un bisou tous les matins.

lundi 12 novembre 2012

J'oublie

J'oublie de me regarder dans le miroir
et un jour mon visage me surprend
je me fais peur dans le noir
j'ai une trouille bleue de mes yeux la nuit

Mon plancher fait des bruits de films noirs
le bois respire
je palpite
ça se débat de tout mon intérieur

Tu t'approches doucement
pour ne pas me surprendre
ne pas faire sursauter mon corps en peur
tu sais prendre soin de mes faiblesses

Ta main et sa grosseur de mon sein
ta main juste un peu rugueuse de joueur de tambour
ta main chaude sauf une parcelle
celle où l'anneau toujours froid me rappelle ta promesse

J'oublie de me regarder dans le miroir
je m'abandonne à la devinette de tes doigts sur mon corps