mercredi 4 septembre 2013

pulled pork dream

Mes nuits de rêves d'indigestion de pulled pork

ZZZZ

Le gars qui fait les sports le matin à V qui m'donne des becs dans le cou pendant que mon chum regarde comme si tout ça était normal.

Je me sauve d'une grosse cabane en bois de milliardaire mégalo pour me retrouver dans un lac température de pipi.

POUF

Vic demande un lait avec une voix beaucoup trop grave pour un enfant de pas-encore-3-ans, c'est pas un rêve, je me lève, je routine, je me recouche.

ZZZZ

Je retombe dans le même rêve, le gars de V est plus là, mon chum non plus.... Y sont peut-être parti ensemble, il semblait trouvé ça beaucoup trop normal tantôt....

Grosse cabane en bois. C'est dégueulasse. Y'a une fille qui vient me voir en tabarnak, à trouve plus les céréales, je suis sa coupable idéale.

POUF

Mon chum (celui qui trouverait pas ça normal que je me fasse donné des becs dans le cou par le gars de V, ou n'importe qui) me réveille pour un bisou avant de partir au travail.

J'ai un peu peur de me rendormir.


dimanche 16 juin 2013

Tes nuits similaires

Je ne sais plus reconnaître les saisons.
Alors je fais de la sauce à spaghetti.


Enfant, adolescente ou jeune maman, ça, ça ne change pas...
Dimanche après-midi + pluie = sauce à spaghetti.

Parce que pour le reste, mille petits riens sont si différents. Les soirées se terminent encore souvent de la même manière. Un peu guerlot, dans notre lit à s'aimer. C'est le chemin parcouru avant qui ne suit plus les mêmes directives.

On n'ose pas trop mettre ces changements sur le dos du temps et encore moins de l'âge (criss non!)
On sait pas trop en fait.

Et toi, quand est-ce que tes nuits similaires ne furent plus précédées de jours identiques ?





dimanche 12 mai 2013

la trouillle

Injustice

Il y eu trop peu de bougies sur le dernier gâteau
Mon corps déjà en glace devient soudain béton

J'ai besoin de caresser des visages chauds et lumineux
Parce que j'ai la trouille


jeudi 9 mai 2013

On attendait ton bonheur

C'est à l'image d'un rêve qui se forme. Comme brodé par toutes nos espérances sur le temps, sur les années, sur l'envie de ce qui nous comblerait.

Ça m'a prit du temps mais j'ai compris que c'est comme si quelqu'un avait tirer le dernier petit fil qui dépasse pour tranquillement détruire tout ce rêve, défiler la broderie de l'espoir d'une vie envisagée, désirée.

C'est quitter la machine à sous et que le suivant, à la première pièce, remporte le pactole.

C'est la grenouille que tu as embrassé en croisant les doigts durant des années qui se transforme en prince charmant au contact des lèvres d'une autre princesse.

C'est être le seul passager dont on perd les bagages.




Puis j'ai compris que le temps arrange les choses, que le malheureux/malchanceux fini par passer par dessus tout ça (non sans en avoir voulu au gagnant du pactole, à la princesse, à tous les autres passager, à l'Univers quoi!) et qu'enfin on peut avoir la paix tous vivre heureux.

dimanche 14 avril 2013

La peinture à l'huile...

4 ans et 4 appartements partagés.
2 ans et demi dans notre château dans Villeray.

Pour la première fois nous avons prit pinceaux et rouleaux.
Pour la première fois nous avons choisit les couleurs qui habiteraient nos murs.

Nous nous sommes forgé dans rien, dans nos coeurs, nos sentiments, forts, fous.
Nous avons vécu dans les nids qui nous étaient donnés  loués, sans trop les changer, en les remplissant de nous et de nos meubles.

Nous avons prit pinceaux et rouleaux. Nous avons choisit les couleurs qui veilleront désormais sur le sommeil de notre plus bel accomplissement (celui qu'on a amoureusement 'fabriqué' dans un 2 et demi sur le primer... il était tant qu'on lui fournisse les couleurs)

jeudi 11 avril 2013

Peur du noir

Je fais pousser de petites cordelettes aux bouts de mes doigts
Pour en faire 10 petites chandelles

Je vois couler ma peau en gouttelettes
J'éclaire devant moi
Je brûle mes cils

Mes 2 mains en chandeliers font des jeux d'ombres
Le mur de notre chambre ressemble aux cauchemars de mon adolescence
Je souffle fort pour que tout s'éteigne

Les cordelettes sont noircies
Pourtant, tu baises, avec tes lèvres douces et fraîches
Chaque bout de doigt fondu
Mes mains maintenant toutes petites
Des mains de gamine

 

jeudi 4 avril 2013

Pour la première fois

Le soleil est en printemps
Mon corps voudrait pouvoir craquer tous les os de son corps
Comme pour repartir à neuf chaque matin

Je laisse passer le frisson sur ma peau 
Et comme pour faire un appel à l'Univers
Je tire sur les rideaux de ma fenêtre face à l'est

Je change de la nuit au jour
Comme mon pays change d'extrême dans les saisons
Mes yeux éblouis reconnaissent lentement les couleurs
Comme si, même en sachant bien, je voyais tout pour la première fois