mardi 8 novembre 2011

Je choisis toujours le titre à la fin

Le soleil bas vient nous éblouir jusqu'au milieu du salon.

J'apprends à vivre, j’essaie de vivre, le plus sereinement possible. Je vois mes soucis, les gens mauvais, balayer comme les feuilles mortes dans un coup de vent.

Les grandes décisions ne sont pas toujours évidentes, mais souvent plus elles sont dures à prendre, le mieux c'est au final.

J'ai décidé d'arrêter d'essayer de comprendre, le pourquoi du comment. Décidé d'assumer que parfois il n'y a aucune explications, qu'il n'y a rien à faire.

Comme le poids d'un immeuble qui s'évanouit de mes -pas très larges- épaules. Il fait bien parfois de ne plus rien ressentir plutôt qu'être anxieux. Car Ô vous, gens qui vous reconnaissez, gens qui faites si mal semblant de ne pas savoir et de ne pas vous intéressez à chacun des mots écrits ici. À vous qui êtes si loin de l'indifférence, l'attention que vous me portez avec vos gamineries sont de l'énergie dépensée au néant, à vous, bonne chance.

Il m'aura prit beaucoup plus de temps que je ne l'aurais voulu, presque trop, pour qu'enfin je ne m'en fasse plus. Pour qu'enfin vos magouilles ne m'atteignent plus malgré la proximité obligé. Bien heureuse la petite scorpionne qui s'en fout sans malice, là est la différente.. MALICE!

Le soleil bas me souffle un presque été indien à travers les vitraux. J'ai quelques papillons, je l'avoue, qu'enfin dans mes pensées quotidiennes il n'y ait que des êtres qui me font sourire plus que soupirer.

dimanche 6 novembre 2011

Je te chante Gainsbourg

C'est vrai ce qu'il dit ton papa, tu ressembles un peu à Bute APRÈS un combat.

Tes pleurs épuisés traversent les murs, je doute encore que tu le comprennes quand ton corps fatigue. Nous attendons silencieux que le sommeil te gagne.

Le soleil est doux et traverse les rideaux vermillons. La lumière est chaude et je chante l'Élisa de Gainsbourg du bout des lèvres.

Tu t'es endormi au bout des larmes de tes yeux pâles. J'ai le coeur qui se tord de t'entendre ainsi et je crois que c'est pire pour papa.

Petit homme, beau hasard de notre vie, on t'as aimé dans toute l'ampleur que tu prenais sous mon nombril. On t'a fais des promesses alors que tu n'étais qu'une crevette avec la tête d'un extra-terrestre.

Quand tu as arrêté d'être bien dans l'eau chaude de ma bedaine, quand enfin tu es né tu ne pleurais pas, tu te rattrapes aujourd'hui à la sieste je crois.

samedi 5 novembre 2011

Feuillette

Je relis l'Écume des jours de Vian.

J'aime relire des bouquins que je connais déjà par coeur. Il y a toujours 2 livres à la fois sur ma table de chevet, un nouveau et un relu.

Comme des histoires d'enfant qui m'habitent encore et toujours. À l'adolescence je me suis liée à Vian, Penac, Levy, Vigneault et d'autres. Depuis je suis curieuse de leur nouveaux opus mais je me replonge, pour chacun d'eux, dans au moins un de leurs ouvrages -déjà visité- à chaque 2 ou 3 ans.

La nuit je rêve encore à des passages du Petit Prince et je chante même son histoire dans les mots de Cécile Caulier comme une petite Françoise Hardy.

''Crois celui qui peut croire, moi j'ai besoin d'espoir, sinon je ne suis rien''

vendredi 4 novembre 2011

Racontes-moi l'histoire du cheval-blanc-avec-des-ailes

Des flocons, ce sont bien des flocons.

On a bien fait de te mettre dans ton habit d'hiver même si c'est l'automne.

Pour une partie de patineurs et de rondelle qu'il me tardait -de toute façon- de voir, j'ai droit au chili saveur-odeur-extra-miam-miam de l'Homme et à une caisse de bière couleur de mes cheveux. On se deal des trucs comme ça qui font notre bonheur à tous les deux.

Bougies autour du bain, je lis ma revue-de-fifille, odeur de cannelle et projet dans la tête. Demain, le marché avec ma mère, ma wondermaman en puissance et mon mini.

Je ressemble tant à ma maman, qui est toute drôle en disant merci-merci-merci quand les gens le lui font remarquer. Elle est belle ma mère avec ses cheveux couleur du temps, ses cheveux de je-ne-me-les-teints-plus-pour-un-moment-je-suis-une-grand-maman... J'admire ma mère qui n'a PAS l'air de rien du tout. J'aime voir l'intelligence dans les yeux des gens et ma mère elle en a à revendre. De l'intelligence, aussi de la résilience.

Elle est forte, tellement plus que moi. Elle continue de chasser les nuages gris au-dessus de nos têtes, toujours. Ma mère c'est celle que j'admire le plus. Point.

Ma maman-artiste-intellectuelle. Ma maman qui ne prend JAMAIS de temps pour elle, juste pour elle. Ma maman et ses toutes petites mains -à côté des miennes- ses mains qui fabriquent les plus belles idées.

T'es s'a coche Mom. Oui-oui même si t'as aucune idée c'est quoi être s'a coche!

jeudi 3 novembre 2011

C'est une question de muscles ou de nerfs?

Le mot du jour: Torticolis.

Je n'ose même pas sortir, j'ai peur des coups de vent sur mon petit neck tout fragile. L'Homme me trouve mignonne avec mes petits airs d'automate, moi je feel plutôt comme une maladroite qui s'enfarge dans tout.

Depuis 3 jours je m'empiffre de toutes petites tablettes de chocolat, il ne me manque que de toute-toute-toutes petites tasses de thé pour mes jeux d'enfants version 1991.

Je suis toujours intriguée par les -souvent supposées- grandes conspirations américaines. La mort de Maryline, Jim, John... pas Elvis, lui me laisse de marbre, j'sais pas trop... Je m'enveloppe le cou dans une serviette chaude et je lis un -très gros- bouquin sur le sujet. Avec 2 toast au cretons c'est le paradis...un paradis avec torticolis.

J'ai des bleus partout à force de foncer dans les murs et les meubles, trop d'angles morts.

Tu rentres et me dis: Tisane citron-gingembre ou pomme-camomille?

mercredi 2 novembre 2011

Le plus fort c'est le père de ma mère.

Mon grand-papa à les plus beaux yeux bleus du monde. Ses yeux cherchent toujours quelques choses.

Mon grand-père c'était le plus fort. À côté de mon papa pique, lui semblait pouvoir soulever des montagnes. Il me racontait des histoires de temps d'avant, des histoires d'arrière-arrière-arrière & cie.

Les yeux bleus de mon grand-père sont un peu perdus. Je caresse doucement ses mains si douces. Pourtant ses mains ont dessinées et construit des maisons, ont portées 5 enfants, 10 petits et un arrière-petit.

Je le regarde tranquillement perdre de sa lumière, perdre ses précieux souvenirs, perdre les histoires à me raconter.

Grand-papa, mon fils a tes yeux. Je lui parle de toi pendant que tu es là. Je le ferai toujours. Grand-papa tu es son 2e prénom. C'est ta chanson qui le berce tous les soirs.

Ce matin, je ne sais pas pourquoi, j'ai la peur au ventre. J'ai peur de te voir partir.

Je mets mon manteau et j'arrive.

-Dis grand-papa, tu me racontes l'histoire des bûcherons de la chute-à-boule
-Je ne te l'ai pas déjà compter?
-Oh juste 2 ou 3 fois fois... Encore une fois.

Et puis tu me chanteras Moon River et moi, je te sourirai pour ne pas pleurer.

Je t'aime

mardi 1 novembre 2011

Juste avant 25, c'est toi.

C'est novembre dehors petite scorpionne. Movembre pour les dans le vent.
Le mois des moustachus.

Le Roi du movember c'est ton papa. Ton papa chéri qui parce que tu le trouvais encore plus beau avec une moustache se la laissait pousser dès le lendemain de l'Halloween pour en avoir une le jour de ton anniversaire.

C'est Novembre dehors petite scorpionne. Il va pleuvoir, neigé ou indiennisé. Tu auras ta journée pour vieillir un peu, une journée de café chaud et de douillette parce que tes parents se sont aimés au mois de février.

Tu termines de démaquiller ta propre moustache de la veille avant d'aller faire ton épicerie de Novembre. Gibier, Patate, Fromage, Pain t Vin, ton essentiel.

C'est novembre dehors petite scorpionne. El Dia de Los Muertos, ton Mexicain te regarde en haussant les épaules, 'je m'en fout un peu, comme la plupart ici s'en tape du jour du souvenir....' Ah bon. Tu trouves ça triste un peu mais tu t'en remets vite.

Les rideaux ouverts Novembre se fait soleil, Stand By Me dans tes oreilles de petite fille qui était un peu amoureuse de River Phoenix.

C'est Novembre, 24 automnes de passés, et un amoureux adorable qui se démène pour t'organiser un petit truc même si il s'auto-proclame le pire organisateur de l'Univers.

Novembre, moustache de papa, session photo d'album rock pas du tout chromé et 30 jours avant décembre qui ont commencer avec un long câlin du matin.

Joyeux Novembre petite scorpionne.